Et si les fondations d'une maison parlaient aussi de nos propres fondations ?
- Lana Amma
- il y a 6 jours
- 2 min de lecture
Lorsque ce couple me contacte, cela fait plusieurs années qu'ils vivent dans une maison familiale récupérée à l'occasion d'un héritage.
Ils s'y sentent bien. Leur couple est solide, ils ont construit une jolie famille et leur cocon est rempli d'amour.
Pourtant, à l'extérieur de ce cocon, les mêmes difficultés reviennent sans cesse.
Des travaux qui n'avancent pas.Des conflits.Des trahisons.Des situations qui semblent toujours se compliquer sans raison apparente.
Ils finissent par se demander si la maison n'a pas quelque chose à leur dire.
Dès mon arrivée, je ressens une atmosphère particulière.

Dans le salon, je perçois une succession de conflits, de paroles blessantes, de blessures qui semblent avoir imprégné les murs. Deux présences féminines se montrent rapidement : une mère et une grand-mère. Elles ne sont pas là par hasard.
Je vais volontairement rester discrète sur leur histoire, car ces moments appartiennent à l'intimité des familles que j'accompagne.
Mais au fil de nos échanges, quelque chose devient évident.
Cette femme avait construit sa vie avec beaucoup de courage. Elle avait créé sa propre famille, son propre foyer, comme pour tourner définitivement une page de son enfance.
Seulement... on ne construit pas durablement une maison sur des fondations que l'on refuse de regarder.
Je lui explique souvent que les lieux fonctionnent comme des miroirs.
Ils ne nous punissent pas.
Ils nous montrent simplement ce qui demande encore à être regardé avec amour.
Les blocages dans cette maison ne parlaient pas uniquement de la maison.
Ils parlaient aussi d'une partie de son histoire qu'elle avait appris à mettre de côté pour continuer à avancer.
Pendant la Purification, nous avons longuement échangé sur cette notion de fondations.
Les fondations d'une maison sont invisibles.
Les nôtres aussi.
Notre histoire familiale, même lorsqu'elle est douloureuse, fait partie de ces fondations.
L'accepter ne signifie pas cautionner ce qui a été vécu.
Cela signifie simplement arrêter de lutter contre une partie de soi.
À partir du moment où nous cessons de détourner le regard, quelque chose commence à s'apaiser.
Dans le lieu.
Et en nous.
C'est probablement ce que les maisons m'enseignent le plus depuis toutes ces années.
Elles ne cherchent jamais à nous faire souffrir.
Elles cherchent simplement à nous ramener à nous-mêmes.
Cette histoire m'a profondément touchée. Je vous la raconterai bientôt en vidéo, avec quelques détails que je ne peux transmettre qu'à l'oral…
Lana Médium Immo 💫

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